LA DEMOBILISATION

© Jaime Sadarriga | REUTERS

LA DEMOBILISATION

Le désarmement et la démobilisation sont deux étapes cruciales des programmes DDR (désarmement, démobilisation et réintégration) mis en place dans les années 90 par les Nations Unies pour soutenir les ex-combattants ou toute personne associée à un groupe armé à devenir des participants actifs du processus de paix et sortir les pays en conflit des cercles de violences dans lesquels ils se sont englués. 

 

Le désarmement

En théorie, le désarmement est le processus par lequel les membres de forces armées déposent ou éliminent l’ensemble de leurs armes, de leurs munitions et parfois même de leurs uniformes. C’est souvent la première condition de paix négociée entre les deux parties belligérantes. 

 

Sur le terrain, cette question reste plus complexe : pour de nombreux combattants, l’arme est leur unique gagne-pain et ils sont parfois peu enclins à l’abandonner. Il conviendra donc de prévoir dans la partie ‘réinsertion’ du programme des outils pour qu’adultes et enfants se reconstruisent scolairement ou professionnellement sans arme. 

La démobilisation

 

En théorie, la démobilisation est la seconde phase du programme, plus symbolique, au cours de laquelle les groupes armés réduisent leurs effectifs via un schéma précis : regroupement, cantonnement, administration et préparation au retour à la vie civile des enfants et des adultes. 

 

Mais il ne s’agit évidemment là que de la démobilisation formelle. Or dans la plupart des cas, elle se déroule de manière informelle (enfants libérés ou qui s’échappent). 

 

Dans certains cas précis, les gouvernements prévoient des indemnisations ou de l’assistance humanitaire pour les enfants (et parfois même les adultes) qui réintègrent leur communauté. Mais de plus en plus, ce sont les agences de protection de l’enfance qui doivent prendre cette phase en main, et ce à cause de l’absence d’action politique claire. 

 

Il est important d’intégrer à la phase de démobilisation tous les enfants ayant participé directement (en portant une arme) et indirectement (porteurs, cuisiniers, esclaves sexuels) aux hostilités, car tous ont connu des traumatismes importants et rencontrent des difficultés socio-économiques. 

 

Les enfants, comme les adultes peuvent être dirigés vers des camps de transit (le moins longtemps possible) où ils sont pris en charge par des professionnels (travailleurs sociaux ou humanitaires et non des militaires). Ces camps permettent d’effectuer les recensements nécessaires, de démarrer les recherches de regroupement familial, à prodiguer les premiers soins (médicaux, psychologiques, logistiques) et à déterminer les besoins spécifiques de l’enfant (extrême pauvreté, toxicomanie, …). Ensuite, viendra la longue marche vers la réinsertion

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